Entomogrammes

À quelques occasions, l’artiste emprisonne un insecte de façon à ce que, l’espace d’une nuit, celui-ci investisse une de ses oeuvres et en fasse son territoire. De ses pattes, de ses mandibules et de ses antennes qu’il gratte la suie et la couvre de graffitis cunéiformes ou de graphismes infinitésimaux, qu’il constelle d’étoiles son ciel noir ou que son sillon diffus y trace une Voie lactée. Comportement obsessif de la fourmi, brouillon du barbot, névrotique du coléoptère ou proprement ahurissant du perce-oreille.